
On ne devient pas artiste, on naît comme cela .
On l'est dans ses réactions, dans sa tête, dans sa vie.
On navigue depuis toujours sur une autre planète
Et les autres ont parfois tendance à nous marginaliser.
Par contre, lorsque vous vous faîtes un nom,
Il est facile de dire que l'on est devenu commercial.
Comme s'il fallait, pour garder cette étiquette
D'artiste « être maudit »
Et pour pouvoir subsister,
Bénéficier de certaines aides culturelles institutionnelles.
Pour ma part, j'essaye de ne point écouter les éloges ou les critiques.
Etre de plus en plus exigeant avec soi-même
Avec les gens qui vous représentent
Avec l'image que l'on peut véhiculer.
Ne pas vouloir aller trop vite
Ne pas s'inspirer de tel ou tel courant à la mode.
Ne pas tricher.
Enfin rester quelqu'un dont le nom revient régulièrement
Permet de prouver qu'il n'y a qu'une vérité dans le temps :
Le travail.
Enfant, je savais que je serais peintre.
Dès que j'ai pu peindre, j'ai usé mes pinceaux
Jusqu'au dernier poil.
A 12 ans, je participai à des cours de peinture.
A 16, Je décidai d'aller en cours libre aux Beaux Arts d'Avignon.
Puis je devins élève au sein de cette école.
Mais très vite, avec mon tempérament rebelle
Je refusais d'intégrer un courant artistique.
A 20 ans, j'arrivai en Corse et ne voulu jamais plus en repartir.
J'ai eu besoin pendant 10 ans d'arrêter de peindre
Et c'est en 1988 que tout a basculé.
Je représentais la ville d'Ajaccio
Au Grand Prix Lilla Acheson Wallace
Organisé par la fondation du Reader's Digest
Au Palais de Chaillot à Paris.
C'est à ce moment là
Que j'ai décidé de consacrer ma vie à
La Peinture.
Pierre Farel a exposé à Londres, Paris, Bruxelles, Berlin, Hambourg, Lausanne, Barcelone, Pékin, New-York, Hong-Kong, Shanghai et Miami.



